Le capybara, une drôle de bestiole !

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Aujourd’hui, on va vous parler d’une espèce de rongeur que nous avons photographié dans la pampa bolivienne, à quelques heures de route de Rurrenabaque.

Capybara

Le capybara est le plus gros rongeur du monde ! Il vit en Amérique du Sud où il mène la vie d’un mammifère social et semi-aquatique. Le capybara nage très bien et vit en groupe, les adultes s’organisant pour garder les petits.

Capybara5 copyCapybara2

Le capybara fonde sa survie sur une étonnante cohésion sociale : il n’est pas rare que, dans un groupe formé d’une vingtaine d’animaux, les jeunes d’âges divers soient confiés à l’un des adultes, mâle ou femelle. Ce « jardin d’enfants » permet aux parents de se baigner, de se nourrir ou de s’enduire de boue sans trop de risques pour leur progéniture.
Il est aussi admis qu’une femelle allaitante se laisse téter par tous les petits du même groupe. Le mâle qui marque son territoire dirige le groupe.

Capybara3

Les capybaras se jettent à l’eau lorsqu’ils se sentent menacés. Excellents nageurs et plongeurs, ils parcourent de longues distances immergés, en piétinant sur le fond. Ainsi, leur accouplement se déroule aussi dans l’eau après un cérémonial complexe. Enfin, l’eau leur permet de mieux réguler leur température.
C’est un peu des petits hippopotames en fait !

Capybara4

Si les capybaras adultes côtoient sans crainte les caïmans, leurs petits courent plus de risques…

Caiman

ATTENTION, caïman !!!


Mouche-à-Mouche

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Ce dimanche, 2 mouches ont choisi notre balcon pour se faire des chatouilles… Elles ont réveillé tout le voisinage.

Fly

Selon une étude menée par des chercheurs de l’institut allemand Max Planck, c’est pendant leur période de reproduction que les mouches sont les plus vulnérables face à d’éventuels prédateurs, notamment les chauves-souris.

En effet, ce n’est ni le mouvement ni les odeurs générés par les ébats de deux mouches surexcitées, mais les sons émis par celles-ci lors de l’accouplement, qui sont susceptibles de réveiller l’attention des prédateurs. Lorsque les mouches se reproduisent, les chauves-souris se régalent.

Il faut dire que la Nature est bien faite !

 


Saimiri boliviensis

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Aujourd’hui, on va vous parler d’une espèce de singe que nous avons photographié dans la pampa bolivienne, à quelques heures de route de Rurrenabaque.

Saïmiri

Le Singe-écureuil de Bolivie (Saimiri boliviensis) est une espèce de primate de la famille des Cebidae.

Il est frugivore-insectivore. Il consomme beaucoup de chenilles et durant la saison sèche, il se concentre sur les figues. Bien qu’il soit supplanté par le capucin brun dans la compétition alimentaire qui l’évince des riches sites fruitiers, il s’associe fréquemment avec cette espèce parce qu’elle est la seule capable d’ouvrir les noix de palme. En période de pénurie, les saïmiris sont bien contents de pouvoir profiter des noix rejetées par leurs concurrents.
La hiérarchie de domination est linéaire et marquée chez les mâles, les femelles aussi ont chacune leur rang mais la hiérarchie paraît moins marquée. La très grande majorité des interactions mâles sont de type agonistiques (défis ou attaques), surtout à la saison des amours, alors que les femelles sont plus tolérantes entre elles, on les rencontre volontiers se reposant ensemble, le corps ramassé, tête baissée, la queue enroulée sous le corps autour du dos. Chez le saïmiri de Bolivie, les femelles dominent comportementalement les mâles durant une grande partie de l’année et la saison de reproduction s’avère très courte.

Saïmiri_groupe

Rien ne peut s’opposer à l’incrustation des célibataires lors de la saison des amours. Cette période des amours s’avère d’une grande violence avec une escalade physique qui entraîne des morsures sérieuses parfois fatales. Les mâles d’associations différentes s’affrontent impitoyablement, à un contre un, pour l’accès aux femelles en chaleur. Les célibataires profitent de l’épuisement des résidents pour les renverser. On rapporte le cas d’une alliance de quatre jeunes célibataires ayant pris le pouvoir (les quatre plus hautes places) dans une troupe mixte durant la période de reproduction et l’ayant gardé deux ans de suite. Les vieux mâles, pour leur part, son hors jeu : ils se reproduisent peu, leur immigration solitaire ne suscite guère de trouble social, ils sont en fin de carrière reproductive voire en fin de vie. Les accouplements ne s’observent qu’entre mars et mai et les mises bas se déroulent sur un mois autour d’octobre.

Saïmiri2

 

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Crédit photo : Baptiste Henry – Bankut Studio


ASCENSION – film court

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Nous allons bientôt mettre en ligne « Ascension » notre dernière réalisation ! Un film « très » court qui met en scène trois chenilles processionnaires.

Chenilles

Les chenilles processionnaires sont connues pour leur mode de déplacement en file indienne qui leur permet d’échapper à certains de leurs prédateurs. Ces chenilles peuvent être très dangereuses pour d’autres animaux mais aussi pour l’Homme. Elles possèdent des poils urticants qui sont projetés en l’air à la moindre agression, pouvant provoquer de graves démangeaisons mais aussi des troubles de la vue et de la respiration.

Cocon

En hiver, les chenilles processionnaires tissent leurs nids soyeux dans les branches des pins. Elles se nourrissent des aiguilles et entraînent une défoliation qui peut engendrer un grave affaiblissement de l’arbre.

ascension

A l’arrivée du printemps, elles se déplacent en procession pour gagner un endroit ensoleillé et s’enfouir dans un trou où chacune des chenilles va tisser son cocon et entamer son processus de transformation en chrysalide…

A nos risques et périls, nous avons mis en image une partie de leur long voyage !

 

 

Crédits photo : Baptiste Henry