Saimiri boliviensis

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Aujourd’hui, on va vous parler d’une espèce de singe que nous avons photographié dans la pampa bolivienne, à quelques heures de route de Rurrenabaque.

Saïmiri

Le Singe-écureuil de Bolivie (Saimiri boliviensis) est une espèce de primate de la famille des Cebidae.

Il est frugivore-insectivore. Il consomme beaucoup de chenilles et durant la saison sèche, il se concentre sur les figues. Bien qu’il soit supplanté par le capucin brun dans la compétition alimentaire qui l’évince des riches sites fruitiers, il s’associe fréquemment avec cette espèce parce qu’elle est la seule capable d’ouvrir les noix de palme. En période de pénurie, les saïmiris sont bien contents de pouvoir profiter des noix rejetées par leurs concurrents.
La hiérarchie de domination est linéaire et marquée chez les mâles, les femelles aussi ont chacune leur rang mais la hiérarchie paraît moins marquée. La très grande majorité des interactions mâles sont de type agonistiques (défis ou attaques), surtout à la saison des amours, alors que les femelles sont plus tolérantes entre elles, on les rencontre volontiers se reposant ensemble, le corps ramassé, tête baissée, la queue enroulée sous le corps autour du dos. Chez le saïmiri de Bolivie, les femelles dominent comportementalement les mâles durant une grande partie de l’année et la saison de reproduction s’avère très courte.

Saïmiri_groupe

Rien ne peut s’opposer à l’incrustation des célibataires lors de la saison des amours. Cette période des amours s’avère d’une grande violence avec une escalade physique qui entraîne des morsures sérieuses parfois fatales. Les mâles d’associations différentes s’affrontent impitoyablement, à un contre un, pour l’accès aux femelles en chaleur. Les célibataires profitent de l’épuisement des résidents pour les renverser. On rapporte le cas d’une alliance de quatre jeunes célibataires ayant pris le pouvoir (les quatre plus hautes places) dans une troupe mixte durant la période de reproduction et l’ayant gardé deux ans de suite. Les vieux mâles, pour leur part, son hors jeu : ils se reproduisent peu, leur immigration solitaire ne suscite guère de trouble social, ils sont en fin de carrière reproductive voire en fin de vie. Les accouplements ne s’observent qu’entre mars et mai et les mises bas se déroulent sur un mois autour d’octobre.

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Crédit photo : Baptiste Henry – Bankut Studio